Contexte

Le Contexte

Le projet PECHPROPRE s’inscrit dans la Convention OSPAR pour la protection de l’Atlantique Nord-est et la Convention de Barcelone pour la protection de la mer méditerranée, pour lesquelles des Plans d’actions ont été adoptés en vue de lutter contre les déchets marins.

Au niveau national, la mise en œuvre de certaines de ces actions devrait se faire au moyen des programmes de mesures liés à la Directive Cadre
« Stratégie pour le Milieu Marin » (DCSMM).


Pour cela, un plan d’action pour le milieu marin (PAMM) comportant notamment des programmes de mesures (PdM) de chaque sous-région marine, adoptés le 9 avril 2016, a été mis en place.

Trois mesures des PdM visent à mieux gérer les déchets issus des activités de pêche, afin qu’ils ne se retrouvent pas dans l’environnement marin :

  • M015-NAT1b : Renforcer la prévention et la gestion optimisée des déchets dans une logique d’économie circulaire
  • M017-NAT1b : Améliorer la prévention et la gestion des déchets (déchets d’exploitation des navires, macro-déchets récupérés par les pêcheurs) dans les ports de pêche, de plaisance et de commerce
  • M018-NAT1b : Sensibiliser les pêcheurs professionnels et les encourager à participer à des actions de lutte contre les déchets marins

A l’heure actuelle, la pêche française métropolitaine représente 4 333 bateaux qui utilisent différents types de plastiques : polyéthylène-PE, polypropylène-PP, polyamide etc… et il n’existe pas d’information précise sur les quantités concernées alors que la profession doit malgré tout faire face à des contraintes environnementales liées à l’élimination de ces plastiques une fois usagés.

En effet, les différents types de matériaux précédemment cités sont présents dans les filets/chaluts (en nylon), dans les palangres, les lignes, les casiers, les dragues, les flotteurs ainsi que dans une partie du matériel nécessaire à bord, sans oublier les déchets collectés dans les chaluts lors des manœuvres de pêche.

Les pêcheurs sont bien conscients des enjeux que cela représente notamment car les estimations indiquent qu’il y aurait 5 mille milliards de morceaux de plastiques et 270 000 Tonnes de déchets plastiques dans les océans (source : revue PLOS ONE – Déc. 2014) et qu’en 2025, ces quantités devraient s’élever à 155 millions de tonnes de plastiques dans l’océan (source : PLOS ONE – Fév. 2015). Ces matériaux ont un impact non négligeable sur leur activité, en particulier sur la ressource…

De nombreuses solutions d’élimination existent au niveau local, mais il n’y a pas de quantification sur l’ensemble du territoire métropolitain et il n’existe pas de filière nationale pour cette catégorie de plastiques usagés. Il semble donc pertinent de pouvoir apporter aux marins-pêcheurs, si le besoin est exprimé, des solutions techniques et économiques performantes afin d’inscrire cette gestion dans un schéma pérenne.

C’est dans cette logique que le projet PECHPROPRE est né.