Présentation

La pêche artisanale métropolitaine

Le projet PECHPROPRE est un projet qui traite la thématique des plastiques usagés des professionnels de la pêche (PUP). Il s’agit du matériel, contenant de la matière plastique, qui est à bord des navires (nous ne prenons donc pas en compte les caisses de criées en plastique rigide ou en polystyrène qui sont débarquées en criée).

Dans la mesure où la Coopération Maritime défend principalement les intérêts de la pêche artisanale, l’étude porte davantage sur cette activité.

La profession de pêche artisanale1 correspond à l’activité la plus représentée à travers le monde. Sa définition varie selon les pays, elle ne peut donc être figée, mais des dénominateurs communs de caractérisation ont pu être identifié. Pour 65% des pays, la définition se fait selon la taille des bateaux avec des embarcations allant de 5 à 15m, d’autres se basent sur le tonnage de jauge brute, la puissance motrice ou encore le type d’engins utilisés.

Pour la France néanmoins, la pêche artisanale désigne tout navire de moins de 25m avec armateur embarqué. Cette définition place la France dans une catégorie tout à fait singulière qui rend ses normes uniques et difficilement compatibles avec les standards globalement acceptés (navires ne dépassant pas 15m de longueur)2.

D’après cette définition, on considère donc que plus de 95%3 de la flotte sont des navires de pêche artisanale.

Cependant, même si l’étude concerne essentiellement la pêche artisanale, il n’est pas possible de distinguer les PUP de la pêche artisanale et de la pêche industrielle, ils seront donc aussi intégrés à l’étude.

Cela permettra de couvrir près de l’ensemble de la profession de la pêche (sauf la grande pêche qui ne débarque pas dans les ports métropolitains).

Le périmètre

PECHPROPRE traite l’ensemble des trois façades (Manche / Atlantique / Méditerranée) du territoire de France métropolitaine. Au total, ce sont 67 ports de pêche4  qui sont enquêtés pour obtenir les informations relatives à la gestion des PUP :

Le déroulement

L’étude va se dérouler en plusieurs temps afin de collecter les différentes informations et de permettre le traitement des données.

Les quinze premiers mois de l’étude concernent le territoire métropolitain, les cinq derniers mois concernent le benchmark européen.

  • Etat des lieux national des plastiques neufs de la pêche (PNP)

Après avoir fait des recherches bibliographiques des études déjà réalisées sur la thématique (travail non exhaustif car l’on peut toujours découvrir de nouveaux travaux), une étude permettant d’obtenir des informations quant au gisement de plastique neuf généré par la profession est réalisée. Pour ce travail, ce sont principalement les fabricants, avitailleurs de matériel (Coopératives Maritimes) et les revendeurs de matériel et engins de pêche qui sont consultés.

Dans la mesure où certains acteurs sont consultés, cela permet déjà d’avoir des informations sur les modes de gestion dans certains ports et sur les problèmes qui peuvent être rencontrés.

  • Le Contexte de la gestion des Plastiques Usagés de la Pêche (PUP)

Suite à l’obtention des informations sur les PNP, il s’agit d’obtenir des informations concernant le contexte de la gestion des plastiques, notamment sur les contraintes législatives et environnementales auxquelles sont confrontés les usagers de la zone portuaire. Au même titre que pour les PNP, un travail d’enquête dans 67 ports de pêche, auprès des responsables portuaires et pêcheurs est effectué pour quantifier le gisement des PNP et les modes de gestion pratiquées.

  • Vers un dispositif national de gestion des PUP

Dans la continuité de ces enquêtes, des opérations pilotes sont lancées dans les ports volontaires pour permettre une mise en application des remarques, informations, observations obtenues suite aux échanges avec les professionnels de la pêche. Cependant, étant donné que chaque port a une organisation et un mode de gestion qui lui est propre, les opérations s’adaptent à chaque situation.

Une analyse des informations est réalisée afin d’entamer une réflexion sur la mise en place d’un dispositif national de gestion des PUP.

  • Recommandations et conclusions

D’après les retours des opérations pilotes, l’agrégation des informations collectées sur les PNP, sur les PUP, les campagnes de collecte des déchets sur les plages et la réflexion sur la mise en place d’un dispositif national de gestion des PUP, un rapport sera réalisé. Il a pour but de synthétiser l’ensemble des démarches de l’étude PECHPROPRE en proposant des pratiques en adéquation avec les besoins de la profession.

  • Benchmark européen

Suite à la réalisation du rapport PECHPROPRE, sur le territoire métropolitain, une comparaison avec quelques pays européens va avoir lieu pour permettre d’identifier les éventuelles bonnes pratiques dont la France peut s’inspirer en matière de gestion des PUP de la pêche.
Dans la mesure où il y a déjà des projets locaux qui ont émergé sur les territoires, PECHPROPRE se fera en partenariat avec plusieurs projets territoriaux. Ils sont présentés dans la partie « Partenaires ».

1. Source : Données de FranceAgriMer 2014 et du site internet de l’Association Bloom
2.Source : http://www.bloomassociation.org/nos-actions/nos-themes/campagne-peche-durable/la-peche-artisanale/#_ftn2
3. Source : Fleet Register – Commission Européenne – Novembre 2016 http://ec.europa.eu/fisheries/fleet/index.cfm?method=Download.Menu&country=FRA
4. Source : http://wwz.ifremer.fr/peche/Le-monde-de-la-peche/La-peche/ou/Ports-et-quartiers-maritimes