Coopération maritime

La Coopération Maritime :
porteur du projet

La Coopération Maritime est une association de 1901 qui fédère l’essentiel du mouvement coopératif maritime français. Elle regroupe quelque 150 structures coopératives ou filiales de coopératives, présentes sur tout le littoral, et très différentes de nature.

  • des Coopératives d’Avitaillement, qui historiquement ont été les premières à se constituer, avec leur centrale de référencement CECOMER,
  • des Armements Coopératifs, qui ont pour but de faciliter l’accès progressif à la propriété de leur navire pour les jeunes pêcheurs et de mutualiser les risques,
  • des Organisations de Producteurs, fédérées pour l’essentiel au sein de la FEDOPA,
  • des Centres de gestion qui regroupent environ 1300 navires au sein du CGPA,
  • les Caisses Régionales du Crédit Maritime et leur Société Centrale,
  • des Mutuelles et des Assurances Maritimes,
  • les Cultures Marines.

Notre mission théorique est simple : faire en sorte que la pêche artisanale soit audible et défendue.

La Coopération Maritime défend la pêche artisanale d’abord au niveau national, dans le cadre de toutes les structures où nous la représentons : France Agrimer ; France Filière Pêche, (née dans les locaux de la Coopération Maritime), le Comité National des Pêches Maritimes et des Élevages Marins (CNPMEM), la Société Centrale du Crédit Maritime, co-localisée avec nous rue du Rocher, le Cluster Maritime Français, le Conseil supérieur de la coopération, l’Institut de Développement de l’Economie Sociale (IDES), Coop Fr., l’Institut Maritime de Prévention (IMP), le fonds de garantie coopératif Solidea, AGEFOSPME, la CGPME

La Coopération Maritime défend également la pêche artisanale à Bruxelles, notamment lors des négociations de fin d’année sur les TAC et Quotas.

Dans le domaine opérationnel, la coopération maritime dispose de plusieurs outils importants

et notamment CMCS Coopération Maritime Conseil et Services, filiale à 100% de la Coopération Maritime qui nous sert à prendre des participations dans des structures que nous estimons stratégiques pour le secteur.

  • Le gazole pêche, d’abord. C’est la raison pour laquelle nous sommes coactionnaire depuis 2012, à hauteur de  49% dans SOBAD Marine, à Douarnenez, en partenariat avec Total qui y est à 51%. Le développement actuel de la SOBAD, notamment en Méditerranée, est très nettement axé vers la reprise de stations plaisance, afin de mieux sécuriser le devenir du gazole pêche.
  • Le matériel de sécurité maritime également. CMCS est dans Ouest Sécurité Marine (OSM) implanté à Pornic et qui est le plus grand espace européen dédié à l’entretien du matériel de sécurité maritime.
  • CMCS nous sert aussi de base pour la défiscalisation ISF, via une filiale spécialisée dans la défiscalisation bleue «SE@NERGY DEV’ISF», outil qui nous permet d’apporter des fonds propres à nos projets coopératifs.
  • CMCS nous sert enfin à porter des projets pour la filière pêche. Le dernier en date est le projet PASAMER (Palangre Automatique SAbre et MERlu) que nous portons avec la SCAPÊCHE, l’Ifremer et l’Institut maritime de Bergen. Il concerne la sélectivité et est soutenu financièrement par France Filière Pêche et la Région Bretagne.

Autres projets portés par CMCS :

  • Le projet SOIP (Système d’Optimisation et d’Innovation à la Pêche) projet à 1,4 millions d’euros, financé par France Filière Pêche, et monté avec les Docks de Kéroman et l’Ifremer. Il a mobilisé, en 2013-2014, 30 navires de pêche sur les trois façades et porte sur l’optimisation du réglage des trains de chalut. 
  • Les Certificats d’Economie d’Energie (C2E) mis en place en partenariat avec TOTAL et l’ADEME, à partir de dispositifs concernant le lubrifiant ou le carénage des navires de pêche. Nous sommes les seuls à travailler sur ce dispositif de certificat d’économies d’énergie au profit des navires de pêche.

Les priorités de la coopération maritime tournent pour l’essentiel autour de trois items :

  • le renouvellement des hommes et l’accès des jeunes aux responsabilités et à la propriété des navires,
  • le renouvellement de la flottille,
  • la réorganisation du marché dans un cadre économique plus équitable pour l’amont.

C’est ainsi que nous militons pour la mise en place de fonds interrégionaux et multisectoriels, à l’imitation du fonds Litto Invest, mis en place en Pays-de-Loire, fonds monté avec EDF, le comité régional des pêches, et plusieurs structures liées à la coopération maritime : le Crédit maritime, l’ACAV et l’OP Vendée.

Nous encourageons également la mise en place de fonds de garantie coopératif, tels Solidea dont nous sommes membres fondateurs depuis 2014 pour nos coopératives d’avitaillement, un fonds adossé aux SIAGI, et qui a reçu le label innovation financière de Bercy.

Nous plaidons également pour la modernisation de la notion juridique d’entreprise de pêche artisanale notamment avec la nouvelle définition de la société de pêche artisanale suite à l’adoption de la loi pour l’économie bleue, du 20 juin 2016.

Nous militons aussi pour le développement du réseau des Coopératives maritimes d’avitaillement et de leurs filiales, les Comptoirs de la mer. Ce réseau qui est une très belle réussite comprend actuellement 48 coopératives maritimes et 62 comptoirs de la mer. Il représente plus de 14 000 sociétaires et plus de 200 millions d’euros de CA.